Rechercher dans ce blog

Oeuvre des Familles de Schoenstatt au Burundi

samedi 23 octobre 2010

LE CAPITAL DE GRÂCES (Douzième enseignement)

Objectif : Savoir ce qui constitue le capital de grâces en général
Éditorial
Chères familles de Schoenstatt,
«Sous la protection de Marie Reine, et selon le sacerdoce commun, soyons témoins du Christ dans nos foyers et nos communautés de base comme le Père Kentenich» (la devise). « Avec amour, soyons à l’écoute et au service des pauvres » (la résolution).

« Je n’ai d’autres mains que les vôtres »
En Allemagne, dans la ville de Münster, dans paroisse Saint Ludger, dans l’église, il y eut beaucoup de dégâts matériels causés par des bombes qui y sont tombées pendant la guerre mondiale, dont une statue de Jésus amputée des bras pendant la guerre mondiale. En face de cette statue, il est écrit : « Je n’ai d’autres mains que les vôtres ». Devant cette statue, on peut lire les noms des personnes qui se sont converties grâce à ce message, notamment le philosophe Judith Stein qui fut déporté à Auschwuitz, où étaient rassemblés les descendants des juifs qui allaient être massacrés.

Les mêmes mots que nous lisons au-dessus de la statue sont ceux-là mêmes que la Vierge Marie nous dit : « Je n’ai d’autres mains que les vôtres, afin de faire parvenir la royauté de mon Enfant à tous les hommes. »
Soeur Marie NIBIZI

Le Mouvement de Schoenstatt a pris au sérieux cet appel de Jésus et de sa Maman qui demandent notre contribution...À côté du sanctuaire originel de Schoenstatt il y a des tombeaux comme mémoriaux de schoenstattiens qui sont tombés au champ de bataille pendant la deuxième guerre mondiale après s’être consacrés à la Vierge Marie afin qu’elle bénisse la Famille de Schoenstatt et tout son apostolat. Dans les environs des sanctuaires filiaux, on y trouve aussi au moins une croix ou quelque chose en mémoire de Joseph Engling, le premier schoenstattien qui a donné sa vie à la Sainte Vierge au nom du Mouvement. C’est le cas du sanctuaire de Bellavista au Chili, où il y a un mémorial de Mario Hiriat qui s’était consacré à la Sainte Vierge comme « un Calice parfait » en offrant tout ce qu’il accomplissait ainsi que toute sa vie pour devenir « celui qui ramène les gens au Christ. »

Joseph Engling, Mario Hiriat et beaucoup d’autres, témoignent pour une chose: « le Mouvement de Schoenstatt vit et est fait de contributions au capital de grâces.» Ce fut ainsi depuis sa fondation. L’Alliance d’Amour entre les schoenstattiens et la Sainte Vierge Marie est faite des mots que le Père Kentenich a expliqués : « Rien sans la Vierge et rien sans nous. » Ces mots : « Rien sans nous » expliquent notre place dans l’Alliance d’Amour. Le Mouvement de Schoenstatt n’a pas était fondé par la Sainte Vierge seule. Depuis sa fondation, il s’est manifesté la collaboration de l’homme. La particularité de Schoenstatt par rapport aux autres centres de pèlerinage est qu’à part l’œuvre de Dieu il y a celle des hommes.
Après avoir compris, le fondateur du Mouvement s’est référé aux signes de la volonté de Dieu comme nous le lisons dans le « premier Document de fondation » du Mouvement et a dit au groupe de séminaristes avec lesquels il partageait l’Oeuvre : « Il n’y a pas de doute que nous ne pourrions pas accomplir un plus grand acte apostolique, ni transmettre à nos successeurs un héritage plus précieux, qu’en amenant notre Souveraine à dresser ici, d’une manière particulière, son trône, pour y distribuer ses trésors et y accomplir les merveilles de grâce ».
(Les Documents de fondation, Pg. 26)

Pour eux, la façon de « faire douce violence » à la Vierge Marie était connue : c’était de lui prouver leur amour à travers des actions concrètes. Le Père Kentenich continue en disant : « J’ai l’impression que Notre-Dame, en ce moment-même, ici dans la vieille petite chapelle de Saint-Michel, s’adresse à nous par la bouche de l’Archange : ne vous faites pas de souci quant à la réalisation de votre souhait. Ego diligente me diligo. « J’aime ceux qui m’aiment. » (Les Documents de fondation, Pg. 28)

Prouvez-moi d’abord que vous m’aimez vraiment, que vous prenez votre résolution au sérieux et apportez-moi avec assiduité beaucoup de mérites pour le capital de grâces. Assurez-vous de nombreux mérites uniquement par l’accomplissement fidèle, très fidèle, de votre devoir et par une ardente vie de prière. Et mettez-les à ma disposition. Alors je m’installerai volontiers parmi vous et je distribuerai d’abondantes grâces car je veux dorénavant attirer d’ici les jeunes cœurs à moi, les former à devenir instruments utiles entre mes mains…». (Les Documents de Fondation, Pg 28 et 30)
Ainsi, le Père Kentenich a demandé à tous ceux qui entreront dans le Mouvement de Schoenstatt de savoir qu’ils sont appelés à être « les mains de la Sainte Vierge Marie », les mains qui aident la Sainte Vierge dans tous ses sanctuaires pour que le royaume de Dieu arrive sur toute la terre.
Ces mots : “Rien sans vous, rien sans nous” ont marqué le Mouvement de Schoenstatt depuis sa fondation. Par ailleurs on dit que « tous les royaumes s’établissent comme ils sont nés » (…). Telle est la façon dont le P. Kentenich revient sur le capital de grâces dans le Deuxième Document de fondation du Mouvement – c’était à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la fondation du Mouvement (en 1939) – le Père Kentenich disait : « la vie du Mouvement repose sur les contributions au capital de grâces de la Mère trois fois admirable». Ainsi, nous devons prendre soin de contribuer au capital de grâces même dans le futur … Car, aussi longtemps qu’il y aura des contributions au capital de grâces, le mouvement vivra ; et si les contributions manquent, le Mouvement s’étouffera.
(Les Documents de fondation Pg. 115, n°. 96).

Qu’est ce que le capital de grâces en fait ? En général on dirait : le capital de grâces est toute chose que l’on s’engage à accomplir dans l’Alliance d’Amour et qui est en rapport avec nos sacrifices, afin que vienne le Royaume de Dieu. En d’autres termes peut-être plus difficile à comprendre encore : le capital de grâces est fait de prières, de bonnes actions, de sacrifices que les schoenstattiens donnent à la Sainte Vierge, afin qu’elle érige son trône de Reine dans le sanctuaire et y opère des miracles de grâces à tous ceux qui se confient à elle, les éduque, les transforme en vrais apôtres de son Fils. C’est tout ce que nous faisons comme chrétiens. Nous le retrouvons d’une façon admirable dans la prière que le Père Kentenich aimait réciter le matin, comme nous la trouvons dans le livre
(“Hacia el Padre” N° 16) )(Vers le Ciel)

« Mère, prends tout ce que j’ai à cœur,
Ce que je dis et ce que je fais, ce que je pense et ce que j’aime,
Ce que je gagne, ce que je dois et ce que je cherche,
Ce qui me plaît et ce qui ne me plaît pas tel que je suis avec tout mon avoir. Prends-les et mets-les dans le saint capital de grâces… »
Le capital de grâces donc n’est pas seulement composé de ce qui ne me plaît pas et des sacrifices, mais aussi de moi-même entièrement. Pour tout je dis : c’est le don de Dieu.
Le capital de grâces est nos forces, c’est tout ce que Dieu nous a donné, et nous disons : c’est « Tel que je suis et tout mon avoir ».

Peu à peu nous devons parvenir à l’étape où nous les offrons à la Vierge Marie dans le sanctuaire, afin qu’elle les utilise comme bon lui semble.
Le capital de grâces n’est pas un lieu où je vais garder mes trésors et d’où je vais les « retirer » chaque fois que de besoin. C’est plutôt une offrande d’amour, une offrande de celui qui est humble et qui s’abaisse, une offrande que nous offrons dans ses mains avec respect. C’est ainsi que nous prions :
« Nous te le donnons comme offrande d’amour, prends-le et mets-le dans la sainte source de grâces qui coule depuis ton sanctuaire …»
(Hacia el padre N°16) ( Vers le Ciel )

La vie de nos sanctuaires, les bénédictions et les grâces issues de ces derniers, comme nous le lisons dans le Document de fondation du Mouvement, découle de nos contributions au capital de grâces. Engageons-nous à offrir à la Sainte Vierge Marie les sacrifices d’amour. Ne donne pas ces offrandes uniquement pour toi, pour « tes intérêts», afin que « tes affaires marchent bien » ; donne-les aussi pour aider la Vierge Marie dans son apostolat au sanctuaire, afin qu’elle reçoive beaucoup de pèlerins assoiffés du Royaume de Dieu, mais aussi pour qu’elle leur donne beaucoup de grâces surtout la grâce d’enracinement, la grâce de la transformation et celle de la fécondité dans l’apostolat.

Nous savons que la Vierge Marie est une Mère qui accueille à bras ouverts ceux qui vont à elle, une Mère qui éduque et qui donne un cœur nouveau et nous savons qu’elle est une Reine qui envoie ses apôtres pour qu’ils aillent devenir le cœur de l’Eglise et du monde.
Ce sont ces mots que nous redisons dans notre prière matinale :
« C’est une offrande d’amour que nous t’offrons,
Reçois-la et mets-la dans la sainte source de grâces,
Qui coule depuis ton sanctuaire,
Qui apaise la soif de ceux qui viennent vers Schoenstatt ».
(La grâce de la transformation)
Donne-la à tes enfants
que tu as toi-même choisis dans ton amour,
(La grâce d’enracinement)
(La grâce de la fécondité apostolique).
(Hacia el padre N°16) ) ( Vers le Ciel)

C’est cela le capital de grâces et c’est cela notre contribution dans la vie de la Famille de Schoenstatt. Toute alliance nécessite que ceux qui la concluent soient solidaires. Un vrai amour est toujours réciproque. L’amour de la Vierge Marie en vers moi me pousse à m’intéresser à elle à mon tour. Elle m’appelle, me manifeste son amour en toutes circonstances, me montre son amour de plusieurs façons, m’éduque, me façonne à l’image de son Fils, comme bâtisseur de son Royaume.
Dans ce cas, comment pourrais-je ne pas lui donner ma contribution ? comment pourrais-je ne pas l’aider ? Chacun parmi nous doit faire son possible.

Comme elle m’a donné son amour, le meilleur de ses cadeaux, comment à son tour pourrait-elle refuser le mien ! Il est vrai que mon amour est désordonné, mais c’est quand-même le mien ! Le capital de grâces est notre réponse en retour de son amour. C’est ce que nous lui offrons dans l’Alliance d’Amour.
Ainsi nous mettons en pratique les mots que nous lui disons souvent : Sainte Vierge, sans vous, nous ne pouvons rien faire, et vous sans nous, vous ne pouvez rien faire ! C’est la pédagogie de Dieu qui nous invite à collaborer avec Lui pour son Royaume sur terre. Dieu aimerait notre collaboration dans son œuvre de nous développer, de développer nos frères, de développer la terre.
Chers frères et sœurs, contribuer au capital de grâces pour vous les couples mariés c’est très important.
Quand vous parvenez à réfléchir ensemble sur le sens et l’importance du capital de grâces, c’est que :
1. L’unité et l’amour sont fermes entre vous,
2. Vous avez compris l’importance du dialogue,
3. Votre foi est profonde,
4. Vous souhaitez avancer dans la voie de la sainteté,
5. Vous avez compris et vous aimez le Mouvement.
C’est une étape très importante dans la vie des époux de pouvoir voir ensemble ce qu’ils peuvent offrir au capital de grâces, ce qui leur arrive dans leur vie familiale, ce qui leur plaît, leurs soucis, l’éducation des enfants, l’économie familiale, leurs relations avec les voisins et les amis… C’est une étape de la foi des époux, où ils s’assoient ensemble pour réfléchir sur leur vie spirituelle. Cette étape, je vous la souhaite.

Sr. Marie NIBIZI


QUESTIONS :

Qu’est-ce que j’apporte à la Sainte Vierge Marie ? Est-ce une offrande d’amour ?
Est-ce que je ne lui offre pas seulement ce qui me plaît ?
Quand est-ce que je lui prépare le capital de grâces?
Quand je vais au sanctuaire, est-que je me souviens de contribuer au capital de grâces ?

 QUELQUES INFORMATIONS

1. À Mutumba près du sanctuaire, un mémorial du Père Kentenich est en construction. Il nous est demandé de contribuer spirituellement et matériellement afin que ce lieu devienne un jour un endroit saint. Pour Ceux qui voudraient soutenir les travaux de construction, leur contribution est la bienvenue. Nous sommes tous invités à prendre part aux cérémonies d’inauguration de ce mémorial qui aura lieu le dimanche 17/10/2010 à Mutumba.

2. Comme la liste de ceux qui ont demandé l’Alliance d’Amour au sein de notre branche est perdue, nous vous prions de nous en excuser et de nous envoyer de nouveau les noms (C’est-à-dire ; le nom et le prénom de l’époux et de son épouse) de tous ceux qui l’avaient demandé ainsi que tous ceux qui souhaitent avoir un sanctuaire domestique chez eux. Nous vous prions pour ce, de vous préparer en conséquence à l’aide des instructions que nous vous envoyons mensuellement ou encore à travers la prière et les offrandes au capital de grâces. Nous vous demandons en outre de bien vous préparer pour la rencontre prévue au mois de décembre prochain. Merci.


NOUVELLE DEVISE DE LA FAMILLE DE SCHOENSTATT DANS LA REGION DES GRANDS-LACS

« Unis par Marie et avec le Père Kentenich, engageons-nous pour une nouvelle culture de l’Alliance d’Amour »


LE CHANT DE LA DEVISE

Twungiwe ubumwe na Bikira Mariya hamwe na Patiri Yozefu Kentenich, Twijukire ingendo nshasha y’Insezerano y’Urukundo.
1. Haguruke ba-schoenstatt a) Twijukir’iyo ngendo nshasha mu kanyamuneza be no mu rukundo a) Twijukir’iyo ngendo nshasha
2. Tunywane n’Umuvyeyi wacu +a)…tumukunde kandi tumuyage hose +b)…
3. Duhurumbire agasengero +a)…kuk’ariko soko tuvomw’inema +b)…
4. Twihatire kuba beranda +a)… tub’umuco w’isi mu buzima bwacu +b)…
5. Twigore mu butumwa bwacu +a)… mu kuyaga hos’urukundo rw’Imana +b)…
6. Twizer’Imana-Ndavyi yacu +b)…Twisunz’Umuvyeyi wacu Kentenich +b)…

vendredi 24 septembre 2010

LA VIERGE MARIE, REINE DE TRIOMPHE DANS MA VIE ET DANS MA FAMILLE


La soeur Wilfridis Münster était une sœur d’une foi profonde, même ses paroles le témoignent : « …Essayez de croire au salut », « …gardez toujours la foi », «… priez beaucoup »…


Contemplons les fruits du couronnement de la Sainte Vierge Marie, selon le témoignage de vie du Père Kentenich.


Éditorial « Sous la protection de Marie Reine, et selon le sacerdoce commun, soyons témoins du Christ dans nos foyers et nos communautés de base comme le Père Kentenich. » (la devise)
« Avec amour, soyons à l'écoute et au service des pauvres »
(la résolution)

Nous avons couronné la Vierge Marie au Sanctuaire de Mont Sion Gikungu, il y a plus d’une année, une action qui nous a coûté trois ans de préparation. La première année a été marquée par la devise suivante : « Ma vie, ta Couronne. », la seconde année : « Ma famille, ta Couronne. », et la troisième année : « Ma patrie, ta Couronne. »
Pour célébrer le premier anniversaire du couronnement de la Vierge Marie nous voulons prendre suffisamment de temps pour jeter un regard en arrière afin de réfléchir sur la façon dont la Vierge Marie s’est manifestée comme une Reine de ma vie, de ma famille, mais aussi comme une Reine de ma patrie. Nous voulons aussi revoir l’état de développement de notre confiance en elle, tel un enfant fait confiance en sa maman qu’il chérit. Dans ce numéro, nous admirons la puissance et la qualité de Mère que la Vierge Marie a manifestée pour Schoenstatt.

Couronner la Vierge Marie, c’est accomplir la volonté de Dieu, lui qui l’a couronné le premier. La couronne que nous donnons à la Vierge Marie est un symbole de notre foi, notre espérance et notre charité. Si nous contemplons la vie du Père Kentenich, nous comprenons mieux l’importance de couronner la Sainte Vierge Marie.

Leçon fondamentale: La Vierge Marie, « Reine Triomphatrice dans tous les combats »
Cet enseignement nous montre comment la Vierge Marie s’est montrée comme Reine Triomphatrice dans le Mouvement de Schoenstatt. Ce témoignage nous aide à comprendre que celui qui se confie à la Vierge Marie se confie en même temps à Jésus-Christ. Dans sa vie, rien ne peut l’intimider puisqu’il s’appuie au rocher qu’est Jésus-Christ. Dans le Mouvement de Schoenstatt, la Vierge Marie est aussi vénérée sous le titre de : « Mère, Reine et Triomphatrice trois fois Admirable de Schoenstatt. » Ce titre a une signification et un passé. Aujourd’hui, nous allons revenir à la deuxième partie de ce titre : « Reine et Triomphatrice trois fois Admirable de Schoenstatt. » Cette seconde partie du titre lui a été discernée par la famille de Schoenstatt au cours de la période difficile de la dictature d’Adolf Hitler. En cette période difficile, le Père Kentenich se réfère aux versés bibliques qui parlent de la guerre entre le jeune David et le « géant » Goliath (1 S 17). Il dit : « ce jeune David est comparé à nous la famille de Schoenstatt, notre lance-pierre est l’Alliance d’Amour ».

Pourquoi la famille de Schoenstatt a-t-elle été menacée par le pouvoir de Hitler ?
Le Père Joseph Kentenich qui a fondé le Mouvement apostolique de Schoenstatt était non seulement un allemand, mais aussi quelqu’un de très intelligent, quelqu’un qui voyait loin, quelqu’un qui était éclairé par la lumière de l’Esprit Saint. Depuis qu’Adolf Hitler a pris le pouvoir en 1933, le Père Kentenich voyait la mauvaise intention de cette nouvelle autorité. Après la naissance du mouvement « Nazi », appelé aussi: Mouvement National-Socialiste et la déclaration de ses objectifs à savoir: le courage et l’intérêt de se sacrifier, l’installation de la IIIème République composée par leur race qu’ils considéraient comme étant au-dessus de toute race ; une race, selon eux, qui n’avait pas besoin d’être rachetée, car étant au-dessus de toutes les races du monde. Dans ses enseignements, le Père Joseph Kentenich s’est appuyé sur ces mêmes objectifs des nazis pour substituer la puissance de l’homme à la puissance de Dieu, la vérité et le bien.

Le Père Kentenich travaillait jour et nuit afin de témoigner de l’amour que Dieu a aimé les hommes, faisant d’eux ses propres enfants et en les confiant à la Vierge Marie. Pendant cette période difficile, des milliers de gens, des centaines de prêtres accouraient aux enseignements du Père Kentenich car ces derniers les réconfortaient. Il insistait beaucoup sur « la foi profonde » et « la confiance illimitée ». Il montrait clairement que cette période-là était une période où la force du diable harcelait la force divine. C’est bien cela qui a fait que le Mouvement de Schoenstatt soit l’ennemi numéro un du pouvoir d’Adolf Hitler. Et c’est cela qui a fait que le Père Kentenich soit arrêté et emprisonné pendant plus de trois ans. Après avoir constaté que la situation devenait de plus en plus difficile, c’était en 1939, Père Kentenich a alors invité la famille de Schoenstatt, surtout la Communauté des Sœurs de Marie de Schoenstatt, à couronner la Sainte Vierge, à lui confier tout pouvoir et à lui consacrer l’Allemagne et le monde entier. Elle était couronnée comme « Reine triomphatrice. » Au moment où Hitler et les siens mettaient toute leur confiance en la force physique, dans les pensées et les armes à feu, Père Kentenich et les siens mettaient leur confiance en la victoire du Christ. Père Kentenich encourageait ainsi les siens en leur disant : « il est vrai que Satan n’arrête pas ses actions, mais le chrétien continue à espérer en Dieu. En ce qui nous arrive, il y a parfois des événements qui dépassent nos forces, mais lorsqu’un chrétien reste uni au Christ, il triomphe toujours avec lui. »

A notre tour, voyons si nous avons vraiment couronné la MTA, si nous lui avons confié tout pouvoir, et si nous avons vraiment confiance en Jésus-Christ. Ne croyons-nous pas en nos propres forces pour crier au secours lorsque nous échouons ? Ne nous arrive-t-il pas d’exalter notre raison au détriment de notre foi? Sommes-nous conscient que nous traversons ces temps difficiles grâce à celle que nous avons couronnée? En ces jours où nous commémorons le premier anniversaire après son couronnement, prenons suffisamment de temps pour voir le pas franchi en ce qui concerne notre foi et là où la main de Dieu s’est posée dans notre vie et dans notre pays. Voyons en outre, le pas franchi dans notre confiance en notre Reine.

La Vierge Marie s’est manifestée comme Reine triomphatrice de Schoenstatt, en protégeant notre famille, car ceux qui observent bien les choses disent : « Compte tenu de la haine que Hitler avait contre la famille de Schoenstatt, il est incompréhensible qu’il n’ait pas pu l’anéantir alors qu’il la considérait comme sa première ennemie. » L’autre signe de triomphe est le fait qu’elle a protégé le Père Joseph Kentenich de la mort au camp de concentration de Dachau. Les quatre premières semaines d’emprisonnement, le père les a passées dans une petite cellule située dans une cave. Cette cellule n’avait pas de fenêtres. De plus, il n’était pas possible de se tenir debout. C’était une pièce réservée aux traîtres. Les détenus y sortaient traumatisés. Quant au Père Kentenich, comme le témoigne le Père Fichler qui l’a vu au moment où il sortait de ce cachot, il était bien portant physiquement et avait un sourire victorieux aux lèvres. Dans sa souffrance, il y voyait la main de Dieu et disait : « si on regarde à l’horizon, on voit un nouveau monde qui vient remplacer l’ancien. Cela nous montre qu’il avait une grande confiance en la Vierge Marie et croyait qu’un jour celle-ci finira par triompher. Il a alors imploré la Sainte Trinité et la MTA, Mère et Reine victorieuse de Schoenstatt, leur confiant sa souffrance et demandant qu’ils donnent à leurs serviteurs « la liberté des enfants de Dieu ». Le sens qu’il avait donné à sa souffrance l’a aidé à avoir le courage d’accepter volontiers d’être transféré au camp de Dachau, refusant ainsi la faveur qui lui avait été offerte par les siens qui ne voulaient pas qu’il y aille, car croyaient-ils, il n’en sortirait pas vivant. Il leur a signalé : « Je ne voudrais pas être sauvé par un quelconque arrangement d’un fils de l’homme, plutôt il faut faire beaucoup de sacrifices pour le capital de grâces au sanctuaire, puis, laissons la Mère montrer sa puissance. » Dans cet enfer, la Sainte Vierge a manifesté sa puissance en gardant P. Kentenich en vie. A plusieurs reprises, il était sur la liste de ceux qui devaient êtres exécutés sans qu’il ne soit au courant, et les chefs de prisonniers s’arrangeaient pour l’enlever de la liste. A travers ces derniers, la MTA était toujours là pour l’épargner de la mort. En prison, il était un instrument vivant entre les mains de la Vierge Marie pour encourager les prisonniers et surtout les prêtres. Il leur donnait des enseignements profonds pouvant les encourager et leur redonner la confiance en Dieu. C’est là qu’il a fondé deux branches à savoir ; la Communauté des Frères de Marie de Schoenstatt et l’Oeuvre des Familles de Schoenstatt. Ainsi le Mouvement est devenu international. A Dachau, il a aussi écrit plusieurs ouvrages qui ont renforcé le Mouvement de Schoenstatt.
Sa confiance en la Vierge Marie qu’il avait couronnée lui a valu d’accepter volontiers la volonté de Dieu qui s’est manifesté à travers sa souffrance. A notre tour, voyons le sens que nous donnons à notre souffrance. Comprenons-nous les cas de nos maladies, du chômage, de l’échec scolaire, le fait d’être orphelin, notre pauvreté, les différends dans nos familles, … En les offrant à l’autel, en les insérant dans la couronne que nous avons fait porter à la Sainte Vierge, nous sauvons ainsi nos corps et nos âmes, les corps et les âmes de nos proches, de nos amis, de nos ennemis, notre pays et le monde entier. N’est-il pas vrai que la plupart de nous gaspillent ce don de la souffrance ? Père Kentenich nous dit : « Dieu est bon et tout ce qu’il fait est bon ». Et il ajoute : « Dieu donne la croix à celui qu’il aime ».
La Sainte Vierge ne s’est pas arrêtée par là, puisqu’elle a encore prouvé son pouvoir en ramenant le Père Kentenich dans la famille qu’il a fondée après plusieurs années d’exil. Il avait été exilé par un groupe de dirigeants de l’Eglise qui ne le comprenaient pas, et qui ne comprenaient non plus la tâche que Dieu avait donnée à la nouvelle famille de Schoenstatt. En ces moments difficiles, le Père Kentenich avait deux armes : la première était la recherche honnête de la vérité. La seconde arme était le fait que le Père Kentenich s’appuyait sur la prière, le dévouement et implorait la grâce du Seigneur dans les épreuves. Durant la période d’exil à Milwaukee est né au sein du Mouvement de Schoenstatt, un grand courant de prières et de sacrifices. Comme il en a été le cas au moment où il sortait du camp de Dachau, le retour d’exil du Père Kentenich a été l’œuvre de tous, une victoire partagée du fait que tout le monde avait accepté de s’unir pour le bon comme pour le pire. La plupart des membres du Mouvement de Schoenstatt à cette époque ont offert tant de sacrifices afin que Dieu le ramène vivant à Schoenstatt.

Nous qui avons couronné la Sainte Vierge Marie lui disant : « Ma vie, ta couronne ; ma famille, ta couronne ; ma patrie, ta couronne », pouvons alors nous demander chacun: Qu’ai-je fait durant cette année pour que ma vie soit vraiment et reste la couronne de la Vierge Marie ? Qu’ai-je fait pour que ma famille soit et reste vraiment la couronne de la Vierge Marie ? Qu’ai-je fait pour que mon pays soit et reste vraiment la couronne de la Vierge Marie ? Qu’ai-je fait pour que ce couple voisin en désaccord redevienne pépinière de l’Eglise ? Que suis-je en train de faire pour que revienne à Dieu cette jeunesse qui est emportée par la drogue? Que suis-je en train de faire pour que s’arrête cette mauvaise habitude de la corruption qui se développe de plus en plus dans notre pays ? Que suis-je en train de faire pour que toutes ces choses que je n’apprécie pas puissent s’arrêter ? Il n’y a point de chemin de salut que celui de se donner en sacrifice. Cette spiritualité de Schoenstatt nous est toujours utile : offrir à la Sainte Vierge chaque fois que de besoin nos forces et nos faiblesses, offrir ce qui nous arrive ; les bonnes choses et les mauvaises, bref, offrir chaque fois notre vie. Chaque jour, nous sommes invités à donner notre offrande au Saint autel par les mains de notre Mère et Reine dans son Sanctuaire, en associant notre sacrifice à celui du Christ. C’est cela qui fera que la couronne que nous lui avons donnée brille toujours. Rien ne lui plaît mieux que la personne qui la couronne chaque jour. A son tour, elle lui prouve sa puissance de « Reine Triomphatrice. »

Toute sa vie et dans toutes les épreuves, au lieu de se plaindre, le Père Kentenich ne prononçait que cette phrase « Mater Perfectam habebit Curam » (La Mère s’en occupera.) C’est la même phrase que la Reine nous recommande dans les épreuves.

Même dans les derniers jours de la vie du Père Kentenich, la Vierge Marie s’est montrée comme Reine triomphatrice. Dieu l’a appelé le 15/09/1968 à sept heures sept minutes du matin à la sacristie, directement après sa première messe dans l’église de la Sainte Trinité. Cette église avait des liens avec la vie du Père car, au moment où il était en exil, les Sœurs de Marie de Schoenstatt, en implorant la Sainte Trinité et la Vierge Marie pour demander de leur ramener le Père, elles avaient promis d’ériger à leur tour, une église dédiée à la Sainte Trinité. Le Père Kentenich allait rencontrer des centaines de Sœurs de Marie de Schoenstatt après cette messe, pour une conférence sur le couronnement de la Vierge Marie. Dans la cave de cette église, la salle où allait se tenir cette conférence était décorée par des couronnes de plusieurs sortes. Les Sœurs avaient emmené toutes les couronnes qu’elles avaient fait porter à la Vierge Marie durant la période d’exil du Père Kentenich afin qu’il les bénisse. La mort du Père Kentenich montre clairement le sentiment avec lequel la Vierge Marie reçoit les couronnes de ses enfants. Le Père Kentenich nous dit: « Couronnez la Vierge Marie et à son tour, elle vous couronnera avec une couronne d’une grande valeur. » il a dit encore: « Le serviteur de Marie ne périra jamais. » Soyons fiers de cette puissance maternelle de la Vierge Marie et nous ne serons jamais déçus. Elle nous tiendra par la main et nous protègera contre tous les torrents de la vie quotidienne.

LES DIVERS.

1. Une nouvelle très intéressante. Les enquêtes sur la vie du fondateur de notre Mouvement le Père Joseph Kentenich se sont clôturées dans le Diocèse de Trèves en Allemagne, maintenant on va envoyer le rapport d’enquête à Rome. C’est une étape très importante. Remercions le bon Dieu et la Reine trois fois admirable et triomphatrice de Schoenstatt. Il nous est alors demandé de redoubler d’efforts afin que le dossier puisse aller de l’avant, et surtout prions pour qu’il y ait un miracle qui confirmera sa sainteté.

2. A Mutumba, près du sanctuaire, un mémorial pour le Père Kentenich est en construction. Il nous est demandé de redoubler d’efforts physiques et spirituels pour la sanctification de ce lieu. Celui ou celle qui aurait une contribution pour la construction, il (elle) est le bienvenu (e). Nous sommes tous invités à prendre part aux cérémonies d’inauguration de ce mémorial le dimanche 17/10/2010 à Mutumba.
3. Comme la liste de ceux qui ont demandé l’Alliance d’Amour au sein de notre branche est perdue, nous vous prions de nous en excuser et de nous envoyer de nouveau les noms (C’est-à-dire ; le nom et le prénom de l’époux et de son épouse) de tous ceux qui l’avaient demandé et tous ceux qui souhaitent avoir un sanctuaire domestique chez eux. Nous vous prions pour ce, de vous préparer en conséquence à l’aide des instructions que nous vous envoyons mensuellement ou encore à travers la prière et les offrandes au capital de grâces. Nous vous demandons en outre de bien vous préparer pour la rencontre prévue au mois de décembre prochain. Merci.


N.B. : Comme vous l’auriez constaté, les questions en rapport avec cet enseigment se trouvent dans les textes même de l’enseignement. C’est-à-dire qu’il n’y aura pas de questions à cette page, comme d’habitude. Merci.
QUELQUES INFORMATIONS
Dieu a appelé auprès de lui, la Sœur Wilfridis Münster
Le 05 Septembre 2010 à quinze heures de l’après-midi à Mutumba, Dieu le Créateur a appelé auprès de lui la sœur Wilfridis Münster, une des premières sœurs qui ont commencé le Mouvement de Schoenstatt au Burundi en 1963.
Née le 31 Octobre 1924 en Allemagne, elle est arrivée au Burundi en 1963. Avec zèle, elle s’est donné corps et âme pour la construction du Sanctuaire de la Reine de Confiance à Mutumba, et a commencé le Mouvement au sein de l’Ecole Ménagère (actuelle ETG Mutumba) dont elle fut directrice. Elle a aussi commencé le Mouvement dans la Paroisse Karinzi où elle a passé plusieurs années en d’apostolat.
La soeur Wilfridis Münster était une sœur d’une foi profonde, même ses paroles le témoignent : « …Essayez de croire au salut », « …gardez toujours la foi », «… priez beaucoup »… Celui qui est à qui elle parlait rentré soulagé. Elle était une personne qui s’intéresse au progrès de l’Eglise et priait beaucoup pour la vocation des jeunes prêtres. Elle encourageait la jeunesse à se confier à Dieu. La preuve en est que, le jour de sa mort, cinq prêtres natifs de la paroisse Karinzi étaient là pour lui rendre les derniers hommages, signe de reconnaissance de l’assistance spirituelle qu’elle leur a assurée.
Prions pour elle afin que la terre lui soit légère et que Dieu l’accueille à bras ouvert dans son Royaume.

mercredi 11 août 2010

LES 16 COMMANDEMENTS DE LA VIE MATRIMONIALE ET LA PAROLE DE DIEU SUR LE MARIAGE

0. Introduction


Pendant la vie matrimoniale, il y a des moments inoubliables, des moments de joie et de bonheur mais aussi des moments de souffrance et de lutte. L’idéal matrimonial, c’est de rester toujours ensemble partageant les joies et les peines. N’est-ce pas ce que l’on se promet le jour du mariage? N’est-ce pas le sens de ces mots de la Bible tellement aimés par les couples qu’on en fait une belle chanson: Là où tu iras, j’irai avec toi (…) ton peuple sera mon peuple, ton Dieu sera mon Dieu (Ruth 1, 16). Si donc dans la vie de couple, chacun( e) s’efforce de rendre heureux(se) l’autre, celui ou celle que son cœur a choisi, la vie de couple passera pour une vie heureuse. Même quand viendront les moments durs, où des vagues violents s’acharneront contre eux, la barque de la vie matrimoniale même si elle pourrait être secouée, elle restera intacte. Les conseils que nous voulons vous proposer vous aideront à vivre heureux dans votre vie de couple. Ce sont ces conseils que nous voudrions considérer comme les commandements de la vie matrimoniale.

I. LES 16 COMMANDEMENTS DE LA VIE MATRIMONIALE

1. Le temps d’or: Essaie d’avoir du temps pour l’autre, et que ce temps passé ensemble soit pour toi comme un temps d’or.

2. Sorties fréquentes: Sors de temps en temps avec ton conjoint, ne préfère pas la compagnie des autres. Cette sortie ne signifie pas : aller montrer à ta femme un autre endroit ou la faire tout simplement quitter la maison. Cela signifie être avec elle.

3. Entendre et Ecouter : Si elle ou il te parle, ne te contente pas seulement d’entendre, laisse ton journal, laisse de regarder la télé, regarde-le (la) dans les yeux. Il/elle se rendra compte que tu es en train d’ écouter ce qu’il /elle te dit. Il /elle se rendra compte que ce qu’elle /il dit a suscité un intérêt pour toi.

4. Toujours comme des fiancés: Il faut garder vivant toujours l’illusion de vos premiers jours de fiançailles. Il faut essayer de conquérir chaque jour cette ambiance.


5. De bons souvenirs: Il faut se rappeler les grands moments de joie partagés ensemble. Il faut célébrer ces moments avec une certaine fréquence.


6. Rêves des amoureux: Il faut essayer de rêver comme les amoureux avec tout ce que cela comporte de créativité; mais il faut garder les pieds sur terre comme les Époux.

7. Donner le visage au futur: Essayez de planifier ensemble le futur ce qui vous aidera à améliorer le présent.


8. Il n’y a pas un/une autre comme toi: Laisse entendre l’autre qu’il n’y a pas un/une autre comme lui. Cherche toujours sa compagnie et valorise toujours ce qu’il/elle fait.


9. L’importance des célébrations: Essaie de te rappeler les dates les plus importantes ( anniversaire, date de mariage, etc.) Cherchez de les célébrer ensemble.


10. Aide-moi: Essaie de demander conseil à ton mari /ta femme. Que ton conjoint soit le premier à t’aider à trouver les solutions pour tes problèmes. Cela vous aidera à vous unir davantage et votre amour grandira de façon merveilleuse.

11. Toujours des louanges: Ne prends pas plaisir de critiquer ton conjoint, encore moins ne le critique pas devant les amis ou quand il est absent. Les mots qui sortent de ta bouche devront toujours être des mots de louanges: Oh! que tu es beau/belle mon/ma chéri(e); Tu es toujours élégant(e) mais aujourd’hui c’est super… et d’autres mots de ce genre…


12. Une surprise pour toi: essaie de la/le surprendre avec de petits cadeaux ou autres choses auxquelles, elle/il n’avait pas pensé. Ceci peut être un petit cadeau: une sortie de surprise, une nouvelle agréable, un habit qu’elle/il aime, des fleurs, ... Il faut user un peu de créativité, que trois mois ne se passent sans une petite surprise.


13. Je venais en pensant à toi: Essaie de chercher ou d’attendre ton conjoint quand il arrive à la maison. Dis-lui que tu ne pensais qu’à elle/lui, que tu l’attendais et que tu pensais à elle toute la journée. Cela lui donnera beaucoup de joie et fera croître en vous l’amour matrimonial.
.
14. Toujours un baiser avant de se séparer N’oublie pas de dire adieux quand tu la/le quittes. Chaque jour un baiser avant de se séparer est une pratique très recommandable. Dans l’amour matrimonial, un baiser ne sera jamais de trop!

15. Avant tout la vérité : essaie d’être sincère mais ne manifeste pas cette vérité de façon à blesser l’autre. Vérité toujours, mais douceur par dessus tout!

16. Je voudrais rester avec toi: préfère toujours l’amitié de ton conjoint. Préfère-la avant toute autre amitié ou compagnie.

Conclusion :

Celui/ celle qui essaiera de mettre en pratique ces commandements, peut espérer dans sa famille une bénédiction divine sans mesure et une vie matrimoniale heureuse. Testez-le vous même et vous verrez ce que vous vous êtes privés sans le savoir.


(Source : Bulletin du Sanctuaire marial de Mont Sion Gikungu, Echo du Sanctuaire Mont Sion, N°3-’08)

Prière du Pape JP II pour les familles

à l'occasion du Jubilé des familles, le 15 octobre 2000.

Ô Dieu, de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre,
Toi, Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils, Jésus Christ, " né d'une Femme ", et par l'Esprit Saint, source de charité divine, chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l'amour pour les générations qui se renouvellent sans cesse.
Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles, de toutes les familles du monde.
Que les Jeunes générations trouvent dans la famille un soutien inébranlable qui les rende toujours plus humaines et les fasse croître dans la vérité et dans l'amour.
Que l'amour, affermi par la grâce du sacrement de mariage, soit plus fort que toutes les faiblesses et toutes les crises que connaissent parfois nos familles.
Enfin, nous te le demandons par l'intercession de la Sainte Famille de Nazareth, qu'en toutes les nations de la terre l'Église puisse accomplir avec fruit sa mission dans la famille et par la famille, Toi qui es la Vie, La Vérité et l'Amour dans l'unité du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.

Prière des parents


En ton Nom, Père,
Et par la grâce d'être père et mère
Que tu nous as donnée,
Daigne bénir nos enfants.
En ton Nom, O Christ,
Toi qui est le Fils et notre grand frère
Fais que nos enfants puissent toujours t'aimer
Comme nous t'aimons aujourd'hui.
En ton Nom, Esprit d'Amour,
Toi qui illumine les cœurs
Et fortifies les faibles,
Sois le guide de nos enfants,
Dans toutes les circonstances de notre vie.
Pour eux et en leur nom, nous te prions,
Père, Fils, Esprit Saint,
Garde-nous unis dans ton Amour.
Nous nous consacrons à toi, Dieu très bon,
Et nous te demandons de nous bénir à notre tour.

Amen.



Prière des parents


Seigneur Jésus, tu as voulu nous confier des enfants,
Nous te remercions pour ta confiance.
Nous te remercions aussi pour chacun d'eux,
Tout ce que tu as pu leur donner jusqu'à maintenant.
Ainsi que pour la joie que tu nous as donné.
Nous voulons te demander
Toute la lumière et tout l'amour dont nous avons besoin
Pour les aider à être des hommes et des femmes capables demain,
De faire un monde plus juste et plus fraternel,
Respectueux de la vie de famille,
Soucieux de donner toujours le meilleur d'eux-mêmes,
Et en étant témoins de ta force lorsqu'ils feront l'expérience de leur faiblesse.
Donne-nous cette force dans la foi
Pour que nous-mêmes soyons des témoins de ta présence auprès d'eux.
Qu'ils deviennent selon ton désir ces saints
Dont tu as besoin pour toucher le cœur des hommes.
Amen.


IGISABISHO C’INGO


Dawe wamaho, Wewe waremye umugabo n’umugore ubishushanije ko, ukabahezagira ngo barondoke, bagwire, bakwire isi yose. Turagutuye imiryango yose y’abantu, uyuhire imigisha, yigane Yezu, Mariya na Yozefu, Umuryango mweranda w’i Nazareti. Shira urukundo rwawe mu mitima y’abubatse, bahimbarwe n’uko bagize umubiri umwe, kubera rya Sakramentu ry’ukwubaka rifatanya umugabo n’umugore ngo babe na bo isôko ry’ubuzima. Egeranya abavyeyi n’abana babe umwe, nkuko muri umwe, Dawe na Mwana na Mutima Mweranda. Hezagira ivyo dutunze mu butungane, tubeho mu kuri no mu mahoro, tubisangirane umutima w’ikigongwe, ubabaye abashonje, ingenzi, n’abarushwa. Ndavyi yacu, rungika Mutima wawe mu ngo zose, abohore imitima ikiboshwe
n ‘ibicumuro, afashe abavyeyi kwubahana mu mabanga yabo, abafashe gusonera ubuzima bw’umwana kuva agisamwa, abafashe kumurera no kumubungabunga nk’umurima nyene basangiye na yo. N’uhumurize ingo ziri mu marira, zakirane umutima rugabo wa Yezu amakuba yo kuri iyi si. Muhanuzi w’agatangaza wewe ubona vyose, sukura inzu zirimwo ibigirwamana ; ingo zose zihinduke amayogi y’abihebera Imana n’amasengero yo kuninahaza Rugira, dukunde gusenga, twige kurekuriranira, tumenye gukenguruka ivyiza vyose, ubu no mu myaka yose. Amen.




II. Voulez-vous une Parole de Dieu qui guiderait votre vie matrimoniale ?


Gn. 1, 26 : Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
Gn 1, 27 : Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

Gn. 1, 31 : Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.

Gn 2, 23 : Alors celui-ci s'écria : Pour le coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, car elle fut tirée de l'homme, celle-ci !
Gn 2, 18 : Yahvé Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie.

Si 25 :1-Il est trois choses que mon âme désire, qui sont agréables à Dieu et aux hommes l'accord entre frères, l'amitié entre voisins, un mari et une femme qui s'entendent bien.


Si 25:2- Il est trois sortes de gens que hait mon âme, et dont l'existence me met hors de moi un pauvre gonflé d'orgueil, un riche menteur, un vieillard adultère et dénué de sens.
Si 25:3- Si tu n'as rien amassé dans ta jeunesse, comment dans ta vieillesse aurais-tu quelque chose?
Si 25:4- Quelle belle chose que le jugement joint aux cheveux blancs et, pour les anciens, de connaître le conseil!
Si 25:5- Quelle belle chose que la sagesse chez les vieillards et chez les grands du monde une pensée réfléchie!
Si 25:6- La couronne des vieillards, c'est une riche expérience, leur fierté, c'est la crainte du Seigneur.
Si 25:7- Il y a neuf choses qui me viennent à l'esprit et que j'estime heureuses et une dixième que je vais vous dire un homme qui trouve sa joie dans ses enfants, celui qui voit, de son vivant, la chute de ses ennemis;

Si 25:8- heureux celui qui vit avec une femme de sens, celui qui ne laboure pas avec un bœuf et un âne, celui qui n'a jamais péché par la parole, celui qui ne sert pas un maître indigne de lui;




Si 25:9- heureux celui qui a trouvé la prudence et qui peut s'adresser à un auditoire attentif;
Si 25:10- comme il est grand celui qui a trouvé la sagesse, mais personne ne surpasse celui qui craint le Seigneur.
Si 25:11- Car la crainte du Seigneur l'emporte sur tout celui qui la possède, à quoi le comparer?

Si 25:13- Toute blessure, sauf une blessure du cœur! toute méchanceté, sauf une méchanceté de femme!
Si 25:14- tout malheur, sauf un malheur qui vient de l'adversaire! toute injustice, sauf une injustice qui vient de l'ennemi!
Si 25:15- Il n'y a pire venin que le venin du serpent, il n'y a pire haine que la haine d'un ennemi.
Si 25:16- J'aimerais mieux habiter avec un lion ou un dragon qu'habiter avec une femme méchante.
Si 25:17- La méchanceté d'une femme change son visage, elle fait grise mine, on dirait un ours.

Si 27:18- car, comme on supprime un homme en le tuant, tu as tué l'amitié de ton prochain.
Si 27:19- Comme on ouvre la main et l'oiseau s'envole, tu as perdu ton ami, tu ne le rattraperas pas.


Si 25:18- Son mari s'attable parmi ses voisins et, malgré lui, il gémit amèrement.
Si 25:19- Toute malice n'est rien près d'une malice de femme que le sort des pécheurs lui advienne!
Si 25:20- Une montée sablonneuse sous les pas d'un vieillard, telle est une femme bavarde pour un homme tranquille.
Si 25:21- Ne te laisse pas prendre à la beauté d'une femme, ne t'éprends jamais d'une femme.
Si 25:22- C'est un objet de colère, de reproche et de honte qu'une femme qui entretient son mari.
Si 25:23- Cœur abattu, visage triste, blessure secrète, voilà l'œuvre d'une femme méchante. Mains inertes et genoux sans force, telle est la femme qui fait le malheur de son mari.

Si 27:16- Qui révèle les secrets perd son crédit et ne trouve plus d'ami selon son cœur.
Si 27:17- Envers ton ami sois affectueux et confiant, mais si tu as révélé ses secrets ne cours plus après lui;
Si 27:20- Ne le poursuis pas : il est loin, il s'est enfui comme la gazelle échappée au filet.
Si 27:21- Car on panse une blessure, on pardonne une injure, mais pour qui a révélé un secret, plus d'espoir.


Si 28:8- Reste à l'écart des querelles et tu éviteras le péché; l'homme passionné attise les querelles;
Si 28:9- le pécheur sème le trouble parmi les amis, parmi les gens qui vivent en paix il jette la brouille.
Si 28:10- Le feu brûle suivant son combustible, la querelle se propage d'après sa violence; la fureur d'un homme dépend de sa force, sa colère monte selon sa richesse.

Si 28:11- Une querelle soudaine allume le feu, une dispute irréfléchie fait verser le sang.
Si 28:12- Souffle sur une flammèche, elle s'enflamme, crache dessus, elle s'éteint telle est la puissance de ta bouche.

Si 28:13- Fi du bavard et du fourbe ils ont perdu beaucoup de gens qui vivaient en paix.
Si 28:14- La troisième langue a ébranlé bien des gens, les a dispersés d'une nation à l'autre; elle a détruit de puissantes cités et renversé des maisons de grands.

Si 28:13- Fi du bavard et du fourbe ils ont perdu beaucoup de gens qui vivaient en paix.
Si 28:14- La troisième langue a ébranlé bien des gens, les a dispersés d'une nation à l'autre; elle a détruit de puissantes cités et renversé des maisons de grands.

Si 28:15- La troisième langue a fait répudier des femmes parfaites, les dépouillant du fruit de leurs travaux.

Si 28:25- Dans ton langage use de balances et de poids, à ta bouche mets porte et verrou.
Si 28:26- Garde-toi de faire par elle des faux pas, tu tomberais au pouvoir de celui qui te guette.

Si 36:21- Une femme accepte n'importe quel mari, mais il y a des filles meilleures que d'autres.
Si 36:22- La beauté d'une femme réjouit le regard, c'est le plus grand de tous les désirs de l'homme.
Si 36:23- Si la bonté et la douceur sont sur ses lèvres, son mari est le plus heureux des hommes.
Si 36:24- Celui qui acquiert une femme a le principe de la fortune, une aide semblable à lui, une colonne

Si 36:25- Faute de clôture le domaine est livré au pillage, sans une femme l'homme gémit et va à la dérive.
Si 36:26- Comment se fier à un voleur de grand chemin qui court de ville en ville?
Si 36:27- De même à l'homme qui n'a pas de nid, qui s'arrête là où la nuit le surprend.


Jn 2, 1 ¬– 11 : Les noces de Cana
1 Cor. 7, 1-40 : Mariage et Virginité

Ep. 5, 31 – 32 : Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église.

1 Jn 4,8 : Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est Amour.

Mt 19, 4 : Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme…"


Mt 19, 3 – 12 : Mt 19:3- Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? "

Mt 19:4 - 5 : Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme,
et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ?

Mt 19:6 - 10 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " –


" Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " –
" C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi.

Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. "

Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. "

Mc 10, 8 : Et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair.

Ep 5, 31 : Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair :

Mc 10, 9 : Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. "

Ga 6,2 : Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la Loi du Christ.



III. L’amour des époux

(Cf. Cathéchisme de l’Eglise catholique, dès la pge 484)


2360 La sexualité est ordonnée à l’amour conjugal de l’homme et de la femme. Dans le mariage l’intimité corporelle des époux devient un signe et un gage de communion spirituelle. Entre les baptisés, les liens du mariage sont sanctifiés par le sacrement.

2361 " La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre par les actes propres et exclusifs des époux, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort " (FC 11) :
Tobie se leva du lit, et dit à Sara : " Debout, ma sœur ! Il faut prier tous deux, et recourir à notre Seigneur, pour obtenir sa grâce et sa protection ". Elle se leva et ils se mirent à prier pour obtenir d’être protégés, et il commença ainsi : " Tu es béni, Dieu de nos pères ... C’est toi qui a créé Adam, c’est toi qui a créé Eve sa femme, pour être son secours et son appui, et la race humaine est née de ces deux-là. C’est toi qui a dit : ‘Il ne faut pas que l’homme reste seul, faisons-lui une aide semblable à lui’. Et maintenant, ce n’est pas le plaisir que je cherche en prenant ma sœur, mais je le fais d’un cœur sincère. Daigne avoir pitié d’elle et de moi et nous mener ensemble à la vieillesse ! " Et ils dirent de concert : "Amen, amen ". Et ils se couchèrent pour la nuit (Tb 8, 4-9).


2362 " Les actes qui réalisent l’union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécus d’une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance " (GS 49, § 2). La sexualité est source de joie et de plaisir :
Le Créateur lui-même (...) a établi que dans cette fonction [de génération] les époux éprouvent un plaisir et une satisfaction du corps et de l’esprit. Donc, les époux ne font rien de mal en recherchant ce plaisir et en en jouissant. Ils acceptent ce que le Créateur leur a destiné. Néanmoins, les époux doivent savoir se maintenir dans les limites d’une juste modération (Pie XII, discours 29 octobre 1951).
2363 Par l’union des époux se réalise la double fin du mariage : le bien des époux eux-mêmes et la transmission de la vie. On ne peut séparer ces deux significations ou valeurs du mariage sans altérer la vie spirituelle du couple ni compromettre les biens du mariage et l’avenir de la famille.
L’amour conjugal de l’homme et de la femme est ainsi placé sous la double exigence de la fidélité et de la fécondité.

La fidélité conjugale
2364 Le couple conjugal forme " une intime communauté de vie et d’amour fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. Elle est établie sur l’alliance des conjoints, c’est-à-dire sur leur consentement personnel et irrévocable " (GS 48, § 1). Tous deux se donnent définitivement et totalement l’un à l’autre. Ils ne sont plus deux, mais forment désormais une seule chair. L’alliance contractée librement par les époux leur impose l’obligation de la maintenir une et indissoluble (cf. CIC, can. 1056). " Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer " (Mc 10, 9 ; cf. Mt 19, 1-12 ; 1 Co 7, 10-11).
2365 La fidélité exprime la constance dans le maintien de la parole donnée. Dieu est fidèle. Le sacrement du mariage fait entrer l’homme et la femme dans la fidélité du Christ pour son Église. Par la chasteté conjugale, ils rendent témoignage à ce mystère à la face du monde.

S. Jean Chrysostome suggère aux jeunes mariés de tenir ce discours à leur épouse : " Je t’ai prise dans mes bras, et je t’aime, et je te préfère à ma vie même. Car la vie présente n’est rien, et mon rêve le plus ardent est de la passer avec toi, de telle sorte que nous soyons assurés de n’être pas séparés dans celle qui nous est réservée ... Je mets ton amour au-dessus de tout, et rien ne me serait plus pénible que de n’avoir pas les mêmes pensées que les tiennes " (hom. in Eph. 20, 8 : PG 62, 146-147).

La fécondité du mariage
2366 La fécondité est un don, une fin du mariage, car l’amour conjugal tend naturellement à être fécond. L’enfant ne vient pas de l’extérieur s’ajouter à l’amour mutuel des époux ; il surgit au cœur même de ce don mutuel, dont il est un fruit et un accomplissement. Aussi l’Église, qui " prend parti pour la vie " (FC 30), enseigne-t-elle que " tout acte matrimonial doit rester par soi ouvert à la transmission de la vie " (HV 11). " Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le magistère, est fondée sur le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation " (HV 12 ; cf. Pie XI, enc. " Casti connubii ").


2367 Appelés à donner la vie, les époux participent à la puissance créatrice et à la paternité de Dieu (cf. Ep 3, 14-15 ; Mt 23, 9). " Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d’être des éducateurs (ce qu’il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu’ils sont les coopérateurs du Dieu créateur et comme ses interprètes. Ils s’acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne " (GS 50, § 2).

2368 Un aspect particulier de cette responsabilité concerne la régulation de la procréation. Pour de justes raisons (cf. GS 50), les époux peuvent vouloir espacer les naissances
l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d’une paternité responsable. En outre ils régleront leur comportement suivant les critères objectifs de la moralité :

Lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs ; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme ; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal (GS 51, § 3).


2369 " C’est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l’acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l’homme à la paternité " (HV 12).

2370 La continence périodique, les méthodes de régulation des naissances fondées sur l’auto-observation et le recours aux périodes infécondes (cf. HV 16) sont conformes aux critères objectifs de la moralité. Ces méthodes respectent le corps des époux, encouragent la tendresse entre eux et favorisent l’éducation d’une liberté authentique. En revanche, est intrinsèquement mauvaise " toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation "
(HV 14).

Au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement l’un à l’autre. Il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité interne de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière. Cette différence anthropologique et morale entre la contraception et le recours aux rythmes périodiques implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductibles l’une à l’autre (FC 32).
2371 " Par ailleurs, que tous sachent bien que la vie humaine et la charge de la transmettre ne se limitent pas aux horizons de ce monde et n’y trouvent ni leur pleine dimension, ni leur plein sens, mais qu’elles sont toujours à mettre en référence avec la destinée éternelle des hommes " (GS 51, § 4).
2372 L’Etat est responsable du bien-être des citoyens. A ce titre, il est légitime qu’il intervienne pour orienter la croissance de la population. Il peut le faire par voie d’une information objective et respectueuse, mais non point par voie autoritaire et contraignante. Il ne peut légitimement se substituer à l’initiative des époux, premiers responsables de la procréation et de l’éducation de leurs enfants (cf. PP 37 ; HV 23). Dans ce domaine il ne possède pas l’autorité d’intervenir par des moyens contraires à la loi morale.

Le don de l’enfant
2373 La Sainte Écriture et la pratique traditionnelle de l’Église voient dans les familles nombreuses un signe de la bénédiction divine et de la générosité des parents
(cf. GS 50, § 2).
2374 Grande est la souffrance des couples qui se découvrent stériles. " Que pourrais-tu me donner, demande Abram à Dieu ? Je m’en vais sans enfant ... " (Gn 15, 2). " Fais-moi avoir aussi des enfants ou je meurs ! " crie Rachel à son mari Jacob (Gn 30, 1).
2375 Les recherches qui visent à réduire la stérilité humaine sont à encourager, à la condition qu’elles soient placées " au service de la personne humaine, de ses droits inaliénables, de son bien véritable et intégral, conformément au projet et à la volonté de Dieu
" (CDF, instr. " Donum vitæ " intr. 2).

2376 Les techniques qui provoquent une dissociation des parentés, par l’intervention d’une personne étrangère au couple (don de sperme ou d’ovocyte, prêt d’utérus) sont gravement déshonnêtes. Ces techniques (insémination et fécondation artificielles hétérologues) lèsent le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère connus de lui et liés entre eux par le mariage. Elles trahissent " le droit exclusif à ne devenir père et mère que l’un par l’autre " (CDF, instr. " Donum vitæ " 2, 1).

2377 Pratiquées au sein du couple, ces techniques (insémination et fécondation artificielles homologues) sont peut-être moins préjudiciables, mais elles restent moralement irrecevables. Elles dissocient l’acte sexuel de l’acte procréateur. L’acte fondateur de l’existence de l’enfant n’est plus un acte par lequel deux personnes se donnent l’une à l’autre, il " remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l’égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants (cf. CDF, instr. " Donum vitæ " 2, 5). " La procréation est moralement privée de sa perfection propre quand elle n’est pas voulue comme le fruit de l’acte conjugal, c’est-à-dire du geste spécifique de l’union des époux ... Seul le respect du lien qui existe entre les significations de l’acte conjugal et le respect de l’unité de l’être humain permet une procréation conforme à la dignité de la personne " (CDF, instr. " Donum vitæ " 2, 4).


2378 L’enfant n’est pas un dû, mais un don. Le " don le plus excellent du mariage " est une personne humaine. L’enfant ne peut être considéré comme un objet de propriété, ce à quoi conduirait la reconnaissance d’un prétendu " droit à l’enfant ". En ce domaine, seul l’enfant possède de véritables droits : celui " d’être le fruit de l’acte spécifique de l’amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d’être respecté comme personne dès le moment de sa conception " (CDF, instr. " Donum vitæ " 2, 8).

2379 L’Evangile montre que la stérilité physique n’est pas un mal absolu. Les époux qui, après avoir épuisé les recours légitimes à la médecine, souffrent d’infertilité s’associeront à la Croix du Seigneur, source de toute fécondité spirituelle. Ils peuvent marquer leur générosité en adoptant des enfants délaissés ou en remplissant des services exigeants à l’égard d’autrui.

Les offenses à la dignité du mariage
2380 L’adultère. Ce mot désigne l’infidélité conjugale. Lorsque deux partenaires, dont l’un au moins est marié, nouent entre eux une relation sexuelle, même éphémère, ils commettent un adultère. Le Christ condamne l’adultère même de simple désir (cf. Mt 5, 27-28). Le sixième commandement et le Nouveau Testament proscrivent absolument l’adultère (cf. Mt 5, 32 ; 19, 6 ; Mc 10, 12 ; 1 Co 6, 9-10). Les prophètes en dénoncent la gravité. Ils voient dans l’adultère la figure du péché d’idolâtrie (cf. Os 2, 7 ; Jr 5, 7 ; 13, 27).


2381 L’adultère est une injustice. Celui qui le commet manque à ses engagements. Il blesse le signe de l’Alliance qu’est le lien matrimonial, lèse le droit de l’autre conjoint et porte atteinte à l’institution du mariage, en violant le contrat qui le fonde. Il compromet le bien de la génération humaine et des enfants qui ont besoin de l’union stable des parents.

Le divorce
2382 Le Seigneur Jésus a insisté sur l’intention originelle du Créateur qui voulait un mariage indissoluble (cf. Mt 5, 31-32 ; 19, 3-9 ; Mc 10, 9 ; Lc 16, 18 ; 1 Co 7, 10-11). Il abroge les tolérances qui s’étaient glissées dans la loi ancienne (cf. Mt 19, 7-9).

Entre baptisé, " le mariage conclu et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine ni pour aucune cause, sauf par la mort " (CIC, can. 1141).

2383 La séparation des époux avec maintien du lien matrimonial peut être légitime en certains cas prévus par le Droit canonique (cf. CIC, cann. 1151-1155).

Si le divorce civil reste la seule manière possible d’assurer certains droits légitimes, le soin des enfants ou la défense du patrimoine, il peut être toléré sans constituer une faute morale.

2384 Le divorce est une offense grave à la loi naturelle. Il prétend briser le contrat librement consenti par les époux de vivre l’un avec l’autre jusqu’à la mort. Le divorce fait injure à l’Alliance de salut dont le mariage sacramentel est le signe. Le fait de contracter une nouvelle union, fût-elle reconnue par la loi civile, ajoute à la gravité de la rupture : le conjoint remarié se trouve alors en situation d’adultère public et permanent :

Si le mari, après s’être séparé de sa femme, s’approche d’une autre femme, il est lui-même adultère, parce qu’il fait commettre un adultère à cette femme ; et la femme qui habite avec lui est adultère, parce qu’elle a attiré à elle le mari d’une autre (S. Basile, moral. règle 73 : PG 31, 849D-853B).

2385 Le divorce tient aussi son caractère immoral du désordre qu’il introduit dans la cellule familiale et dans la société. Ce désordre entraîne des préjudices graves : pour le conjoint, qui se trouve abandonné ; pour les enfants, traumatisés par la séparation des parents, et souvent tiraillés entre eux ; pour son effet de contagion, qui en fait une véritable plaie sociale.


2386 Il se peut que l’un des conjoints soit la victime innocente du divorce prononcé par la loi civile ; il ne contrevient pas alors au précepte moral. Il existe une différence considérable entre le conjoint qui s’est efforcé avec sincérité d’être fidèle au sacrement du mariage et se voit injustement abandonné, et celui qui, par une faute grave de sa part, détruit un mariage canoniquement valide (cf. FC 84).


Autres offenses à la dignité du mariage

2387 On comprend le drame de celui qui, désireux de se convertir à l’Evangile, se voit obligé de répudier une ou plusieurs femmes avec lesquelles il a partagé des années de vie conjugale. Cependant la polygamie ne s’accorde pas à la loi morale. Elle " s’oppose radicalement à la communion conjugale : elle nie, en effet, de façon directe le dessein de Dieu tel qu’il nous a été révélé au commencement ; elle est contraire à l’égale dignité personnelle de la femme et de l’homme, lesquels dans le mariage se donnent dans un amour total qui, de ce fait même, est unique et exclusif " (FC 19 ; cf. GS 47, § 2). Le chrétien ancien polygame est gravement tenu en justice d’honorer les obligations contractées à l’égard de ses anciennes femmes et de ses enfants.


2388 L’inceste désigne des relations intimes entre parents ou alliés, à un degré qui interdit entre eux le mariage (cf. Lv 18, 7-20). S. Paul stigmatise cette faute particulièrement grave : " On n’entend parler que d’inconduite parmi vous ... C’est au point que l’un d’entre vous vit avec la femme de son père ! ... Il faut qu’au nom du Seigneur Jésus ... nous livrions cet individu à Satan pour la perte de sa chair ... " (1 Co 5, 1. 4-5). L’inceste corrompt les relations familiales et marque une régression vers l’animalité.


2389 On peut rattacher à l’inceste les abus sexuels perpétrés par des adultes sur des enfants ou adolescents confiés à leur garde. La faute se double alors d’une atteinte scandaleuse portée à l’intégrité physique et morale des jeunes, qui en resteront marqués leur vie durant, et d’une violation de la responsabilité éducative.

2390 Il y a union libre lorsque l’homme et la femme refusent de donner une forme juridique et publique à une liaison impliquant l’intimité sexuelle.

L’expression est fallacieuse : que peut signifier une union dans laquelle les personnes ne s’engagent pas l’une envers l’autre et témoignent ainsi d’un manque de confiance, en l’autre, en soi-même, ou en l’avenir ?

L’expression recouvre des situations différentes : concubinage, refus du mariage en tant que tel, incapacité à se lier par des engagements à long terme (cf. FC 81). Toutes ces situations offensent la dignité du mariage ; elles détruisent l’idée même de la famille ; elles affaiblissent le sens de la fidélité. Elles sont contraires à la loi morale : l’acte sexuel doit prendre place exclusivement dans le mariage ; en dehors de celui-ci, il constitue toujours un péché grave et exclut de la communion sacramentelle.




2391 Plusieurs réclament aujourd’hui une sorte de " droit à l’essai ", là où il existe une intention de se marier. Quelle que soit la fermeté du propos de ceux qui s’engagent dans des rapports sexuels prématurés, " ceux-ci ne permettent pas d’assurer dans sa sincérité et sa fidélité la relation interpersonnelle d’un homme et d’une femme, et notamment de les protéger contre les fantaisies et les caprices " (CDF, décl. " Persona humana " 7). L’union charnelle n’est moralement légitime que lorsque s’est instaurée une communauté de vie définitive entre l’homme et la femme. L’amour humain ne tolère pas l’ "essai ". Il exige un don total et définitif des personnes entre elles (cf. FC 80).

En bref
2392 " L’amour est la vocation fondamentale et innée de tout être humain " (FC 11).

2393 En créant l’être humain homme et femme, Dieu donne la dignité personnelle d’une manière égale à l’un et à l’autre. Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle.


2394 Le Christ est le modèle de la chasteté. Tout baptisé est appelé à mener une vie chaste, chacun selon son propre état de vie.

2395 La chasteté signifie l’intégration de la sexualité dans la personne. Elle comporte l’apprentissage de la maîtrise personnelle.

2396 Parmi les péchés gravement contraires à la chasteté, il faut citer la masturbation, la fornication, la pornographie et les pratiques homosexuelles.

2397 L’alliance que les époux ont librement contractée implique un amour fidèle. Elle leur confère l’obligation de garder indissoluble leur mariage.

2398 La fécondité est un bien, un don, une fin du mariage. En donnant la vie, les époux participent à la paternité de Dieu.

2399 La régulation des naissances représente un des aspects de la paternité et de la maternité responsables. La légitimité des intentions des époux ne justifie pas le recours à des moyens moralement irrecevables (p. ex. la stérilisation directe ou la contraception).

2400 L’adultère et le divorce, la polygamie et l’union libre sont des offenses graves à la
dignité du mariage.

mardi 10 août 2010

(Dixième enseignement) TROIS POINTS DE CONTACTS


Objectif : Comprendre que l’Alliance d’Amour dans le Mouvement de Schoenstatt est une suite de l’alliance que le Père Kentenich a faite avec la Vierge Marie dans le Sanctuaire et qu’elle est aussi la porte d’entrée dans la Famille de Schoenstatt.

Éditorial :
« Sous la protection de Marie Reine, et selon le sacerdoce commun, soyons témoins du Christ dans nos foyers et nos communautés de base comme le Père Kentenich. » (la devise)
« Avec amour, soyons à l’écoute et au service des pauvres.» (Résolution)

Ces mots: «Vierge Marie», «Sanctuaire », et «Père Kentenich» montrent que Dieu a des repères dans la manifestation de son amour envers les hommes. En concluant l’Alliance d’Amour, on entre dans le courant spirituel du Père fondateur du Mouvement apostolique de Schoenstatt qui nous entraîne vers la Mère trois fois admirable et son Sanctuaire. C’est là que notre Mère nous donne les grâces de son Fils et surtout la grâce d’accueil, de la transformation intérieure et de la fécondité apostolique. C’est au sanctuaire que la Vierge Marie nous attend à tout moment, prête à recevoir « nos contributions au capital de grâces » c’est-à-dire : notre dévouement, aidés par la Sainte Vierge Marie elle-même à travers l’auto-éducation et l’apostolat, chacun selon ses capacités.

L’histoire de Schoenstatt est fondée sur l’Alliance d’Amour comme le témoigne la vie du Père Kentenich. Père Kentenich est un don de Dieu à la Famille de Schoenstatt. Il a pu être un bon instrument dans les mains de Dieu et de la Sainte Vierge pour annoncer l’Alliance d’Amour et son développement depuis le 18. 10. 1914, cela grâce à sa grande foi en Providence divine.



Avant tout, on remarque que la spiritualité du Mouvement de Schoenstatt est basée essentiellement sur l’Alliance d’Amour. Cette Alliance est issue du projet de Dieu sur les hommes, lequel projet est de rester proche des hommes. Pour la Famille de Schoenstatt, cette Alliance est soutenue par deux personnes à savoir : la Sainte Vierge et le Père Kentenich. Si nous revenions sur ce qui s’est passé le 18. 10. 1914, nous pourrions dire que le Père Kentenich affirmait sans doute que la Sainte Vierge Marie avait besoin de lui, ainsi que des jeunes séminaristes, pour une mission importante : « L’inviter à ériger d’une façon particulière son trône en ce lieu, y distribuer des grâces et y opérer des miracles de grâces… »

Père Kentenich a senti qu’il y avait un projet que Dieu voulait accomplir à partir de Schoenstatt. Dans sa foi en la Providence divine, il a pu comprendre les signes suivants : la guerre en Europe, le don du Sanctuaire dédié auparavant à Saint Michel et le développement du groupe des séminaristes. Une fois qu’il comprenait les projets de Dieu, il les présentait aux autres et leur demandait de s’y engager. On peut dire sans douter que Père Kentenich était le seul qui pouvait comprendre ce qui se passait. C’est lui qui a posé la première pierre de l’accomplissement du plan de Dieu à Schoenstatt. Tous ceux qui viendront après lui n’auront que suivre ses pas à travers l’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie.

Il est temps pour nous de sceller cette Alliance d’Amour. En d’autres termes, le Père Kentenich dit : « Nous avons déjà compris que notre union avec Marie est notre façon de faire nôtre les événements du 18. 10. 1914 ». Père Kentenich a scellé l’Alliance d’Amour avec Marie dans un lieu connu : le Sanctuaire qui avait été dédié à Saint Michel à Schoenstatt. Nul ne peut parler de notre Alliance avec la vierge Marie sans parler du lieu de rencontre avec notre Mère : le Sanctuaire, à partir duquel elle distribue des grâces : la grâce de se sentir chez soi au Sanctuaire, celle de la transformation intérieure et celle de la fécondité apostolique. Dans notre vie quotidienne et dans tout ce que nous faisons, le Sanctuaire doit être notre chez-soi le plus préféré.

L’histoire du Mouvement de Schoenstatt a toujours été fondée sur le Sanctuaire. L’attachement au sanctuaire est un grand signe qui montre l’intérêt du schoenstattien (ou d’une schoenstattienne) de se donner pour la mission du Mouvement de Schoenstatt. Au Sanctuaire, la Sainte Vierge nous accueille comme des enfants faibles afin de nous transformer et faire de nous des hommes nouveaux. Elle nous envoie alors pour aller partager aux autres cette nouvelle vie dont nous avons héritée. Mais également, le Sanctuaire nous unit avec les autres, fait de nous une famille des frères et soeurs. L’Alliance d’Amour que nous scellons avec la Vierge Marie fait de nous des enfants de la Famille fondée par le Père Kentenich, et nous devenons ainsi les siens à travers cette même Alliance d’Amour.

C’est ainsi que dans le Mouvement de Schoenstatt nous avons: « trois points de contact », c’est à dire la Sainte Vierge, le Sanctuaire et le Père Kentenich. Tout schoenstattien est caractérisé par l’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie, la même Alliance qui a eu lieu entre Père Kentenich et la Vierge Marie en compagnie des séminaristes avec lesquels il a fondé la Famille de Schoenstatt le 18. 10. 1914 au Sanctuaire à Schoenstatt même. Ces mots : « La Vierge Marie », « Le Sanctuaire » et « le Père Kentenich », expliquent en peu de mots que Dieu utilise des intermédiaires pour donner sa vie.

Depuis que nous sommes entrés dans cette alliance, la Famille de Schoenstatt a besoin de nos contributions au capital de grâces tel un enfant en famille contribue selon ses capacités pour la vie familiale. Chaque membre de la famille est appelé à se donner par amour. La lampe qui éclaire dans cette vie d’alliance au sein de la Famille de Schoenstatt est la fidélité à la Sainte Vierge, au Sanctuaire, et au Père fondateur ou encore à notre Famille de Schoenstatt. Suivons le chemin qui nous conduit à la Vierge Marie, en suivant l’exemple du fondateur. L’Alliance d’Amour nous introduit au sein de la Famille du Père Kentenich, et fait de nous des enfants de la Sainte Vierge Marie. Ainsi nous disons :« Rien sans vous,… rien sans nous ». Sans vous on ne peut rien faire. Nous comptons beaucoup sur le Sanctuaire, et notre contribution est d’une grande importance. Au Ciel où il se trouve, le Père Kentenich continue sa mission de fondateur. Plus que jamais, il continue sa mission de Père de la Famille et membre actif de l’Alliance d’Amour.
( Cfr Préparation à l’Alliance d’Amour. Pour la version kirundi c’est à la page 58-72)

Chers frères et sœurs, du moment où nous vivons encore la joie du jubilé de 100 ans de sacerdoce du Père Kentenich, nous avons encore l’occasion de revenir sur les trois points de contact « trois points de contact ». Il est nécessaire pour nous de remercier le bon Dieu qui nous a accordé toutes ces grâces par le biais de Schoenstatt. Il nous faut remercier Dieu pour le Père Kentenich et les dons qu’il a mis en lui. Il a été choisi, bénit et envoyé par Dieu pour une mission particulière : fonder Schoenstatt. Comme il le dit lui-même, la Mère qui l’a éduqué et qui l’a protégé est la Vierge Marie. Elle a été une Mère pour lui, et lui, à son tour, a accepté d’être son fils obéissant. Toute sa vie, Père Kentenich est resté fidèle à l’Alliance d’Amour. Cela lui permettait de se donner entièrement pour que le capital de grâces soit toujours rempli et que la Mère trouve à donner à ceux qui viennent à elle.
C’est au Sanctuaire qu’il puisait sa force. Depuis le Sanctuaire, la Vierge Marie lui a comblé beaucoup des grâces et surtout les trois.

1. Par l’Alliance d’Amour, Père Kentenich a gravé le nom de la Vierge Marie dans son cœur de façon ineffaçable, et a demandé à la Vierge Marie de graver à son tour le sien dans son cœur aussi de façon ineffaçable. Dans sa vie, Père Kentenich sentait qu’il avait une place de choix dans le cœur de Marie et dans celui de Jésus. C’est pourquoi il ne se décourageait jamais en tout ce qui lui arrivait quotidiennement car il savait qu’il n’était pas seul. Il savait bien qu’il partageait tout avec la Mère trois fois admirable. Il avait hérité de façon extraordinaire la grâce d’être chez soi dans le cœur de la Vierge Marie et dans celui de Jésus.

2. La Sainte Vierge Marie a bien compris la mission d’être Mère du Père Kentenich. Elle l’a préparé d’une façon extraordinaire et l’a éduqué. Le Père Kentenich quant à lui, il s’est soumis à elle, et a accepté d’être un instrument entre ses mains. Elle lui a fait traverser des situations difficiles qui l’ont aidé dans l’auto-sanctification. Le Père Kentenich a été caractérisée par la sagesse, la foi, l’espérance et l’amour.


En lisant les différents témoignages de ceux qui l’ont connu, nous comprenons qu’il avait vraiment hérité la grâce de la transformation que la Sainte Vierge donne au Sanctuaire.

3. Dans sa vie, le Père Kentenich a été un vrai apôtre et il a fait des merveilles. Ce qui l’a rendu célèbre dans l’apostolat, c’est qu’il ne s’appropriait jamais ses succès ; il trouvait toujours que c’est l’œuvre de la Sainte Vierge Marie à travers son serviteur. Cela lui donnait ainsi le courage. Quand bien même il rencontrait des difficultés, il sentait la présence de la Vierge Marie : « Mater Perfectam Habebit Curam » « La Mère s’en occupera». C’est l’expression qu’il a souvent utilisée et qui témoigne combien il était attaché à la Vierge Marie et la confiance qu’il avait placée en elle. Il avait compris que la Vierge Marie avait besoin de lui dans sa mission. « Rien sans vous… rien sans nous ». Dans toutes les difficultés qu’il a endurées, il ne s’est jamais plaint. Il les accueillait comme une volonté de Dieu et une mission qui lui était confiée. Dans sa vie, il ne se laissait jamais ployer sous le poids de la fatigue. Même quand il est mort, il venait de célébrer la messe (il avait 83 ans).
Il avait fait de la devise de Saint Paul sa propre devise : « L’amour de Dieu me presse ».

Le Sanctuaire fut pour lui une source de grâces et de sainteté. Durant sa vie, il a suscité l’amour du Sanctuaire chez beaucoup de fidèles. Ceux qui venaient chez lui pour bénéficier de l’écoute et d’assistance spirituelle, il les conseillait de passer au Sanctuaire, leur rassurant que la Vierge Marie va s’occuper de leurs fardeaux. Il insistait aussi sur l’importance du sanctuaire foyer, leur montrant les bienfaits et les grâces dont bénéficie une famille qui accorde une hospitalité à la Mère trois fois admirable. Dans la mesure du possible, il allait lui-même bénir ces sanctuaires foyers. Jésus disait : « Là où est ton trésor, là sera ton cœur ». Père Kentenich avait confié son cœur à Marie au Sanctuaire. Il aimait dire : « Qui aura besoin de moi me trouvera au Sanctuaire ». Au moment où il était parti en exil, la Vierge Marie lui a fait des merveilles en suscitant au sein des Pères Pallottins qui étaient en mission en Amérique, l’idée de construire un Sanctuaire de Schoenstatt. En 1954, les travaux de construction du Sanctuaire étaient clôturés et ce dernier était à quelques mètres de l’habitation du Père Kentenich. Il s’exclama un jour : « La Sainte Vierge Marie m’a rejoint en exil ». Cela nous témoigne combien les trois points de contacts sont inséparables. C’est grâce au Père Kentenich que nous connaissons l’Alliance d’Amour. Il a été le premier à la comprendre, la conclure et la vivre.
En outre, c’est le Père Kentenich qui nous a montré le chemin qui mène au Sanctuaire, c’est lui qui nous a révélé l’importance du Sanctuaire et c’est lui-même qui nous l’a appris. Chers frères et sœurs, il est souhaitable que nous soyons fiers de voir des milliers de pèlerins venir au Sanctuaire (on a plus de 160 Sanctuaires au monde entier). Il est vraiment réjouissant d’entendre des milliers de gens affirmer que les Sanctuaires de Schoenstatt sont : des lieux de repos pour ceux qui sont fatigués, qui se désespèrent ; sources de grâces et de sainteté, lieux de rencontres pour tous les hommes, les bons comme les mauvais, les petits et les grands ; des lieux qui rassemblent les membres de la famille.
Il est important de revenir sur ce projet de Dieu de faire transmettre ses merveilles en passant par Schoenstatt. De même que le Père Kentenich ne cessait de se confier à la Vierge Marie, aussi les membres de la Branche de l’Oeuvre des Familles de Schoenstatt sont invités à demander jour pour jour, les grâces de la Vierge Marie, surtout les trois grâces. C’est là que nous pourrons mettre en pratique notre devise et la résolution de l’année. Aussi, les membres de l’Oeuvre sont appelés à susciter l’amour du Sanctuaire dans leur entourage en commençant par les membres de leurs familles, et à faire connaître le Père Kentenich à partir de ses ouvrages comme les neuvaines, par exemple : habituer nos enfants à prier la neuvaine « Jewe ngiye kwa Patiri Kentenich » en période
d’ examens.
N’oublions jamais que la corbeille du Capital de grâces attend les sacrifices de chacune des familles de schoenstatt. Moins nous contribuerons au Capital de grâces, moins nous obtiendrons les grâces. « Rien sans vous… rien sans nous ».
Demandons au Père Kentenich d’intercéder pour nous, afin que nous ayons les grâces du sanctuaire et que ces dernières descendent sur nos familles, nos proches, nos amis et nos ennemis. Demandons-lui d’intercéder pour nous, afin que Dieu nous accorde plus de forces d’aimer et de dévouement pour la mission de la Famille de Schoenstatt. Demandons-lui d’intercéder pour nous, afin que Dieu nous donne la grâce de comprendre toujours davantage sa volonté sur nous dans l’Alliance d’Amour. Confions-nous à lui et, à son tour, il intercédera pour nous au ciel.


QUESTIONS :
1. Comment est-ce que je trouve la Famille de Schoenstatt ? Comment je m’y sens ? Est-ce que je la considère vraiment comme ma famille ?

2. Quelle est la place que je réserve au Sanctuaire dans ma vie ?

3. Quelle est la place du Père Kentenich dans mon foyer? Suis-je capable de témoigner pour le Père Kentenich dans ma vie ?


QUELQUES INFORMATIONS

• Comme prévu, en date du 11 juillet 2010 a eu lieu la bénédiction du mémorial du Père Kentenich près du Sanctuaire de Mont Sion Gikungu et cette fête a vu la participation massive des membres de l’Oeuuvre des Familles de Schoenstatt au Burundi venus des différents coins du pays. Félicitations à tous les couples de l’OFS qui ont contribué de loin ou de près pour la bonne célébration de cette fête. Que Dieu bénisse vos foyers.

Œuvre des familles de Schoenstatt au Burundi, Mont Sion Gikungu – B.P. 374 BUJUMBURA –
Tél. 22 23 40 72 – 77797885
e- mail : p.evodebi@schoenstatt.net
BCB : N° de compte : 00201- 0031 511- 33

vendredi 30 juillet 2010

CONFERENCE SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE NATURELLE, MONT
SION, DIMANCHE LE 11 OCTOBRE 2009.






1. DEFINITION PFN.

➢ Méthodes de planification familiale qui utilisent les signes et symptômes naturels de fertilité pour déterminer les périodes fécondes et infécondes chez la femme en vue d’obtenir ou d’éviter une grossesse.

➢ Moyens qui permettent au couple d’observer, jour après jour, les signes et les symptômes (la température, la glaire cervicale, le col de l’utérus) des périodes fécondes ou stériles du cycle menstruel et de s’engager dans une relation sexuelle en fonction de favoriser ou de retarder une nouvelle naissance.

➢ Mode de vie qui accepte le principe d’une abstinence sexuelle temporaire et qui, librement choisi par le couple, lui permet de réaliser son projet familial, d’enrichir sa vie sexuelle et de développer le dialogue conjugal.


➢ Démarche éducative par laquelle la Communauté, avec l’aide d’intermédiaires professionnels, fait découvrir aux jeunes leurs responsabilités de l’âge adulte, prépare les fiancés au mariage et développe l’autonomie et la pleine maturité du couple.


2. OBJECTIFS DE LA PFN.

➢ Aider le couple à progresser dans sa relation et son amour.

➢ Aider le couple à prendre position sur le délicat problème de la planification des naissances.

➢ Aider le couple à comprendre que la fécondité humaine est plus large que la fécondité biologique.

➢ Faire prendre conscience au couple le sens de la parenté responsable.

➢ Faire découvrir au couple, la physiologie de l’homme et de la femme, afin de démystifier les relations sexuelles et de valoriser la complémentarité des partenaires.







3. SORTES DE METHODES DE PLANNING FAMILIAL NATUREL


➢ Méthode de la glaire cervicale ou Méthode Billings de l’Ovulation mise au point en Australie par le couple médecin Dr John et Evelyn Billings. La femme évalue les changements dans la qualité, la quantité et l’aspect de la glaire cervicale comme moyen d’identifier les jours fertiles et infertiles du cycle menstruel. Il existe plusieurs adaptations de la méthode et on les appelle Méthodes de la glaire cervicale.


➢ Méthode de la température basale basée sur l’utilisation des graphiques de température basale pour déterminer le début de la phase infertile après l’ovulation. La méthode consiste à prendre la température rectale (3 minutes) ou buccale (5 minutes sous la langue) au réveil, autant que possible tous les jours et approximativement à la même heure.


➢ Méthode symptothermique basée sur la connaissance des jours fertiles et infertiles du cycle menstruel au moyen de l’observation et de l’interprétation de la glaire cervicale, de la température basale et des autres signes et symptômes de l’ovulation. En fait, il existe une formule mathématique pouvant être utilisée en combinaison avec l’observation de la glaire pour déterminer le nombre de jours fertiles avant l’ovulation
Méthode de calcul associée à la méthode de la température basale. La méthode se
base sur l’utilisation d’une formule mathématique pour déterminer le nombre de jours
infertiles avant l’ovulation et sur l’utilisation de la température basale pour déterminer le
moment où commencent les jours infertiles après l’ovulation commencent.


➢ Méthode du calendrier ou Méthode du rythme. C’est une méthode traditionnelle de la PFN qui se base sur l’utilisation d’une formule mathématique pour déterminer les jours fertiles et infertiles du cycle menstruel. Le début de la phase fertile se calcule en soustrayant 18 à 20 de la durée du plus court des 6 cycles mensuels précédents. La fin de la phase fertile se calcule en soustrayant 10 à 11 de la durée du plus long des 6 derniers cycles menstruels.


➢ Méthode de l’allaitement maternel. L’allaitement est le procédé par lequel la mère nourrit son enfant avec son lait. Cette pratique peut être une méthode très efficace de planification familiale si la femme nourrit entièrement son enfant au sein, si elle en post-partum (moins de 6 mois après la naissance) et si elle n’a pas encore eu son retour des couches (après 56 jours en post-partum.) Nourrir complètement au sein veut dire qu’elle allaite son enfant fréquemment, le jour et la nuit, et qu’elle ne lui donne aucune autre alimentation sauf exception.
➢

4. TAUX D’EFFICACITE THEORIQUE ET PRATIQUE DES METHODES
D’AUTO-OBSERVATION.

Pendant longtemps, une critique négative et injustifiée a fait passer les méthodes d’auto-observation pour des méthodes inefficaces, imprécises et non fiables scientifiquement. L’analyse des résultats sur de longues périodes a prouvé le contraire comme démontré dans le tableau ci-après :
Méthode Taux d’efficacité théorique Taux d’efficacité pratique
Glaire cervicale 90% 75 à 90%
Température basale 98% et Plus 94%
Méthode symptothermique 98% et Plus 90%
Méthode du Calendrier/Rythme 98% et Plus 75%



5. SORTES DE METHODES MECANIQUES, CHIMIQUES ET
PHARMACEUTIQUES POUR REGULER LES NAISSANCES.

➢ Le Cape Dalkon qui est un dispositif intra-utérin.

➢ Le Depo-provera qui est un injectable.


➢ L’Ovulène qui est un injectable.


➢ Le Stérilet.


➢ La Stérilisation.


➢ La capote ou le Condom.


➢ Les vaccins anti-grossesses (idée du Dr R.T. RAVENHOLT, ancien Directeur du bureau de la population de l’USAID)

➢ L’avortement spontané.

5. APPRECIATION DES METHODES MECANIQUES, CHIMIQUES
ET PHARMACEUTIQUES.

Outre leur coût financier excessif, de source américaine bien informée, l’on a appris que certains médicaments, largement utilisés dans les pays du Tiers-monde peuvent être dangereux. Voici à titre d’illustration les effets secondaires indésirables et nuisibles à la santé humaine de certains produits longtemps utilisés dans la régulation des naissances.

➢ Le Cape Dalkon a comme effets secondaires l’inflammation du pelvis, la septicémie (empoisonnement du sang), l’infection de l’utérus. Pendant qu’il était interdit sur le marché américain en 1975, il continuait à être vendu dans les pays du tiers –monde (Afrique) et bénéficiait d’une large publicité des entreprises commerciales et industrielles.

➢ Le Depo-provera provoque après consommation des nodules du sein, avec possibilité de cancer, des troubles de la menstruation qui se manifestent par des saignements irréguliers. L’utilisation du Depo-provera peut être à la base d’une stérilité permanente et d’une prédisposition à d’autres affections à effets irréversibles pour la plupart des cas.

➢ L’Ovulène provoque le dérèglement du foie, les caillots, les saignements vaginaux anormaux, l’épilepsie, la migraine, l’asthme, les troubles cardiaques, la nausée, la perte des cheveux et la modification du poids.

➢ Le stérilet, outre qu’il peut gêner lors des rapports intimes du couple, il peut disparaître à l’intérieur du corps féminin, une fois mal posé.

➢ La stérilisation du couple ou d’un des conjoints provoque des effets irréversibles et des regrets sans fin chez un couple qui désire faire un enfant plus tard quand le contexte qui a provoqué la demande de stérilisation a changé ou disparu.

➢ La capote ou le Condom sont à la base de l’explosion et du libertinage sexuels, du tourisme sexuel et de la dépravation des mœurs.

➢ Les vaccins anti-grossesses ont été conçus par les puissances dominatrices comme une arme anti-démographique au niveau mondial et avec l’intention de stériliser une grande fraction de l’humanité.

➢ L’avortement spontané constitue un homicide car l’embryon humain est un être humain à part entière. (voir le film « le cri silencieux ».


6. EVALUATION DES METHODES DE PLANIFICATION FAMILIALE
NATURELLE.

6.1. Doctrine de l’Eglise catholique et PFN.

Selon le Concile Vatican II qui introduit la notion de responsabilité dans la transmission de la vie humaine (paternité et procréation responsables), les époux sont considérés comme des coopérateurs de Dieu. Vatican II pose le concept de procréation comme collaboration avec l’amour de Dieu créateur. A ce titre, les parents sont considérés comme interprètes de l’amour de Dieu en leur qualité de parents. Ils sont donc appelés à considérer avec sérieux et de façon responsable ce que Dieu attend d’eux en excluant toute attitude égoïste et à plus forte raison, toute attitude contraire à la vie.
Selon l’encyclique Humanae Vitae, « la paternité responsable s’exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d’éviter temporairement ou pour un temps indéterminé une nouvelle naissance (HV 10.)

6.2. Fondement philosophique du choix de la méthode PFN.

La planification de la famille est une des responsabilités des personnes mariées. Elles doivent décider de la taille de la famille, après une étude soignée de tous les facteurs y concourant (médicaux, économiques, et sociaux).C’est leur décision et la planification ou la limitation ne peut en aucun cas leur être imposée. Leurs croyances et attitudes personnelles détermineront les techniques de planification acceptables par eux.

6.3. Fondements des Gouvernements dans le choix des méthodes de régulation des naissances

136 pays ont participé à une Conférence internationale sur la population à Bucarest en 1974 pour adopter un plan d’action mondial de la population .La conférence de Bucarest a reconnu un principe : « La population et le développement sont étroitement liés : les mesures démographiques doivent être intégrées à des plans et programmes généraux de développement économique et social. Ce souci d’intégration doit se retrouver dans les objectifs, les instruments et organismes nationaux d’application.
La conférence internationale sur la population de Mexico de 1984 a réaffirmé la validité des principes et des objectifs du Plan mondial sur la population de 1974.
Ensuite, la Conférence de Mexico a confirmé que l’objectif principal du développement social, économique et humain, cadre dans lequel s’inscrivent les buts et les politiques de population, consiste à améliorer les niveaux de vie et la qualité de la vie des populations. Les facteurs démographiques dont devraient se préoccuper les Gouvernements nationaux comprennent l’effectif et la répartition de la population, l’accroissement démographique et la pyramide des âges comparés aux services sociaux à disponibiliser dans le présent et dans l’avenir (emploi, éducation, santé, agriculture et l’urbanisation).
L’Etat est par définition laïc et ne s’embarrasse pas des principes moraux ou confessionnels face aux problèmes d’équilibre population-services socio-économiques.
Il est prêt à recourir à tous les moyens pour endiguer le spectre de la surpopulation.

7. CHOIX DES METHODES DE PLANNING FAMILIAL.

Tout couple est libre de recourir à une méthode de planification familiale de son choix.
Mais tout couple chrétien est appelé à choisir selon les convictions religieuses qui sont siennes et selon le fondement philosophique de sa liberté absolue et entière dans la décision.
D’office les méthodes mécaniques, chimiques et pharmaceutiques sont à écarter parce que contraires à la doctrine de l’Eglise catholique et dangereuses pour la vie humaine et la moralité pour la plupart des cas.
Il ne lui reste que de choisir dans les méthodes de planification naturelle qui consacrent le don total de l’acte d’amour et l’ouverture à la vie.
De toutes les méthodes de planification familiale naturelle, la méthode Billings d’ovulation est la plus recommandable pour plusieurs raisons :
➢ Les frais financiers sont moins lourds à supporter chez les couples à revenus modestes.
➢ Les risques de rupture d’équilibre de l’organisme humain qui surviendraient après l’utilisation de la méthode sont moins importants. (quasi inexistants) que dans les méthodes mécaniques et chimiques.
➢ La méthode Billings d’ovulation est une réponse aux jeunes gens en quête d’éducation sexuelle pour une sexualité responsable et de préparation à la vie conjugale.
➢ La méthode Billings d’ovulation est une réponse à ceux qui veulent rétablir un équilibre harmonieux entre le nombre d’enfants à élever et les ressources financières du couple.
➢ Elle est une réponse aux couples qui veulent étendre le délai d’espacement des naissances sans être nécessairement dans le besoin, uniquement pour maintenir la qualité de vie de toute la famille restreinte.
➢ Elle peut être une réponse aux couples « stériles »ou hypofertiles qui recherchent la naissance d’un enfant grâce à la découverte du Jour –Sommet de l’Ovulation ou de la détection des maladies sexuelles chroniques et des déformations congénitales de l’appareil génital de reproduction féminin (col rétro versé) ou masculin. Ici il faut distinguer différentes sortes de stérilité : la stérilité primaire (organique ou fonctionnelle), la stérilité secondaire (maladies infantiles, d’adultes, l’avortement provoqué) et la stérilité passagère (tension psychique, excès d’activités génitales avec manque de spermatozoïdes, coutumes sexuelles).
➢ Elle est une réponse pour les femmes qui ne peuvent recourir aux méthodes mécaniques et chimiques pour des raisons médicales.
➢ Elle est une approche naturelle qui respecte la physiologie féminine avec ses mécanismes biologiques. Elle donne aux conjoints un sentiment d’harmonie avec eux-mêmes, un sentiment de congruence.
➢ La PFN n’utilise aucun médicament, aucun dispositif ou intervention chirurgicale en vue d’éviter la grossesse. Lorsqu’il y a rapport sexuel, il est toujours complet.
➢ La PFN favorise la connaissance mutuelle des conjoints et contribue à la réalisation de l’autonomie du couple.
➢ Elle permet le contrôle de la fécondité pour le bien des conjoints et des enfants.
➢ Elle sauvegarde le dialogue indispensable à l’existence du couple et renforce les liens conjugaux.
➢ Elle permet une plus grande maîtrise de soi et cela pour un amour plus fidèle.
➢ Elle confère et assure à la relation conjugale le niveau spirituel requis pour sa haute réalisation.
➢ Elle restaure la dignité de la femme.
➢ Elle est une méthode de régulation non nocive, réversible et conforme à la morale personnelle.
➢ Elle démédicalise le problème conjugal. Elle est une économie pour la sécurité sociale qui prend en charge des médicaments et objets anticonceptionnels, ainsi que les visites médicales, analyses et examens liés à la prescription contraceptive. Si la technique crée une dépendance, l’éducation mène à la liberté.
➢ La PFN est un facteur de promotion. Par les connaissances qu’elle conduit à acquérir, la femme comprend au lieu de subir ce qui se passe en elle.
➢ Pour certaines femmes, la PFN est un facteur d’apaisement que de prévoir à un ou deux jours près la date des règles.
Le couple qui a des difficultés à avoir un enfant a la possibilité de choisir la période fertile maximale pour augmenter les chances de conception. La PFN peut aussi favoriser la qualité de l’enfant en permettant de situer l’union fécondante le plus près possible du moment présumé de l’ovulation.

➢ La PFN permet de transmettre la vie plus consciemment en développant la notion de parenté responsable.


8. ORGANISATION D’UN SERVICE DE PFN.

8.1. Au niveau local.

L’Etre humain est composé d’un corps, d’un esprit et d’une âme. Les 3 éléments forment un tout indissociable. La PFN doit prendre en charge la personne humaine dans son intégralité pour son plein épanouissement. C’est pourquoi l’équipe d’animation de la PFN doit comprendre au minimum :
• Un ou une coordinatrice de l’équipe PFN.
• Un communicateur
• Un membre du service médical (médecin de préférence gynécologue) pour dépister les maladies qui fausseraient l’interprétation du cycle menstruel.
• Un prêtre ou une religieuse pour prendre en charge la spiritualité du couple
• Un administrateur pour la recherche des moyens
• Un psychologue clinicien pour prendre en charge les problèmes de l’âme dans le couple ;
• Des éducatrices bénévoles et encadreuses de nouveaux couples demandeurs de la méthode.

8.2. Au niveau national.

Les besoins d’administration et de fiabilité internationale recommandent une structure soit fédérée soit autonome qui rend compte uniquement à la Conférence des Evêques.

BIBLIOGRAPHIE.

ACTION FAMILIALE Régulation des naissances et glaire cervicale, 3ème édition, Rose
Hill, Ile Maurice, Mars 1983.

ACTION FAMILIALE Rapport d’activité, Nouakchott, République Islamique de
Mauritanie, juillet 1984.

RAPID Les effets des facteurs démographiques sur le développement
Social et économique, Kinshasa, RDC, Septembre 1985.

UNIVERSITE DE GEORGETOWN Guide pour les formateurs en planification
Familiale naturelle, New York, EUA, 1ère édition 1990.





.